Cette étape 4 a été placée sous le signe de la solidarité ! La matinée s’est déroulée au milieu des palmiers pour une plantation aux côtés d’agriculteurs marocains. Les pelles ont également servi l’après-midi pour sortir les voitures du sable.
C’était une journée très attendue par de nombreux équipages. La raison ? Une matinée consacrée à la plantation d’arbres dans le cadre de la Green Day, organisée en partenariat avec Cœur de Gazelles. Pour cela : direction le petit village d’Outara, où le Bab el Raid intervient depuis maintenant trois ans. L’objectif est d’y constituer une palmeraie pour permettre aux agriculteurs d’avoir des revenus suffisants pour nourrir leurs familles. Cette année, 327 personnes bénéficieront ainsi de 300 palmiers et 500 oliviers, répartis sur 37 parcelles.
Chaque année, Cœur de Gazelles va à la rencontre des agriculteurs et adapte l’achat des essences en fonction de leurs besoins. Et pour cette nouvelle plantation, les oliviers ont été privilégiés car les pluies de ces dernières années vont pouvoir irriguer les oliviers pendant au moins deux ans. La diversification des cultures va également leur permettre de ne plus dépendre essentiellement des dattes. Par ailleurs, en poussant, l’olivier procure une ombre bénéfique au palmier.
Une action concrète auprès de la population locale
Munis de pelles plus ou moins grosses, les équipages s’avancent gaiement à la rencontre des agriculteurs pour les accompagner vers leurs parcelles. Pour l’occasion, les teams 197 , 198 , 199 et 202 entonnent « eh oh, eh oh, on rentre du boulot », déguisés en Blanche-Neige et en nains sous le regard amusé des enfants qui se rendent à l’école en ce lundi matin. La bonne humeur est palpable. « On va concrètement aider les gens et en plus ça s’inscrit de manière durable », se félicitent Julie et Yann, de la team 249 . Fabien, de la team 168 , est, de son côté, « ravi de participer à une belle action collective qui réunit les valeurs du Bab : la solidarité et l’entraide ».
À pied, en 4×4, en camion… Les équipages quittent bientôt tous le parking pour accomplir leur mission. Mustapha fait partie des agriculteurs bénéficiaires des arbres cette année, il a reçu 24 oliviers et 16 palmiers. C’était déjà le cas l’an dernier et il est fier de montrer ce que sont devenus les arbres plantés en 2025. Il donne les premiers coups de pioche pour indiquer l’emplacement des trous à réaliser. « Des petits trous, des petits trous », entonne Isabelle, de la team 246 , tandis qu’elle creuse. « C’est pas si facile que ça », s’amuse Joanna, de la team 215 .
« Un beau moment de partage »
Plus loin, Manuela, de la team 204 , se félicite de « planter pour les générations à venir ». « Ça fait partie de notre projet initial, ça s’inscrit dans la démarche de notre association », expliquent Magalie et Nathalie, de la team 239 . Les équipages qui le souhaitent peuvent accrocher une étiquette (biodégradable) à l’arbre qu’ils ont planté. Proches, sponsors… Tout le monde a droit à son petit mot. « C’était un beau moment de partage en groupe », se félicite Corélia, de la team 243 . Elle et Alain ont décidé de dédicacer leur arbre à l’agriculteur avec qui ils ont planté. « On lui a écrit un mot d’encouragement pour lui souhaiter une belle récolte et une bonne huile », détaillent-ils. Jordan, de la team 189 , a lui décidé de remercier son coéquipier Mathieu de l’avoir « embarqué dans cette magnifique aventure ».
Après l’effort, deux récompenses attendent les équipages : un tatouage au henné et surtout une délicieuse madfouna. Également appelée « pizza berbère », il s’agit d’un pain fourré à la viande et aux légumes. Ce plat typique de la région de Rissani est une « belle découverte culinaire » pour la plupart. Les femmes du village se sont levées tôt pour les cuisiner. Une fois les madfounas dégustées, les équipages profitent de leur présence pour acheter des dattes aux agriculteurs. « C’est génial de pouvoir acheter comme ça les produits à la source, surtout qu’elles sont délicieuses », soulignent les teams 175 et 195 . Gulhan, de la team 216 , remet aux enfants présents des dessins d’écoliers de son village. Le partage est décidément le maître-mot de la journée.
Des insectes au menu du jour
L’après-midi se déroule sur les pistes. « Une petite étape mais a priori sableuse donc on a hâte même si on a déjà sorti les pelles ce matin », se félicitent Stéphane et Delphine, de la team 272 . Une étape du Bab ne serait pas complète sans un Défi Désert et aujourd’hui on a rendez-vous « La cuisine de Willy ». Mais les âmes sensibles risquent d’être un peu mises à rude épreuve puisqu’il va falloir avaler des insectes. Molitor, ver de palmier, sauterelle, scarabée… « Imaginez que ce sont des Pringles berbères », encourage Alex, l’un des animateurs du défi. Il y en a pour tous les goûts, ou les dégoûts selon certains… « Je vais vomir », prévient Nadine, de la team 191 . Et finalement c’est une bonne surprise pour la participante qui décrit : « ça a un goût de curly ». Pour plusieurs, c’est une agréable surprise. Stéphane et Florent, de la team 229 , veulent ainsi tout goûter.
Habitué du défi, Stan, de la team découvre le scarabée. « C’est plus dur à manger que d’habitude », commente le participant. Cuisinier, Jonathan, de la team 142 , décèle un « petit goût de parmesan ». Yoann, de la team 181 , réclame de la mayonnaise pour accompagner son insecte. Julie, de la team 249 , se cache avant même de savoir ce qu’elle doit manger. La participante se force : « on est obligés de le faire car on a perdu tous les autres ». Défi impossible pour Romane, de la team 293 . « Je rentre à pied s’il le faut mais je ne mange pas », lance Romane à son père. Pour que ça passe facilement, Clément, de la team 300 , imagine que le ver de palmier est « un abricot sec ».
Enfin du sable !
Les équipages qui réclamaient davantage de sable n’ont pas été déçus ! C’est l’heure des premiers « vrais tankages ». Une, deux, trois, quatre voitures se retrouvent tankées tour à tour dans un oued. Mais la solidarité du matin se poursuit sur les pistes de l’après-midi et une dizaine de personnes s’arrêtent pour aider. « Vu le nombre qu’on est, on va sortir les doigts dans le nez », affirme Stéphane, de la team 386 . Les équipages ont ensuite rendez-vous sur un superbe plateau parsemé d’acacias et entouré de montagnes.
C’est là qu’un Défi banco les attend : le Taxi braille. Les yeux bandés, le conducteur est guidé par la voix de son coéquipier pour réaliser un parcours d’obstacle au volant de sa voiture. Il vaut donc mieux connaître sa gauche de sa droite pour éviter les erreurs. « Wahou, c’est hyper spécial comme sensation », réalise Murielle, de la team 241 . Patrick et Florence, de la team 267 , observent attentivement pour élaborer une stratégie, qu’ils espèrent gagnante. Les cris fusent, les applaudissements aussi ! Le feu d’artifice surprise ajoute un peu de magie à cette ultime soirée marathon en plein désert !



























