Ils l’attendaient avec impatience, les voici dans le vif du sujet ! Avec le lancement de l’étape 1, les équipages font leurs premiers tours de roues sur les pistes marocaines, le défi de régularité peut enfin commencer ! C’est aussi l’occasion de découvrir les joies du roadbook.
Avant de se lancer sur les pistes, les équipages qui le souhaitent peuvent commencer la journée avec un défi Banco. Le Kyboultou est un mélange entre un chamboule-tout et un molky. Le but est de faire tomber au moins 7 quilles sur 12 avec six balles lestées en moins de 45 secondes. Rapidement, on repère les joueurs de pétanque. Loïc, de la team 107 , est confiant : « on mise 15 points, mon coéquipier est doué ». C’est moins une pour Pascal et Philippe, de la team 263 , qui réussissent au tout dernier moment.
Le défi permet aux plus stressés de décompresser avant de s’élancer, comme Fabien qui reconnaît : « C’est tout nouveau, le but c’est de ne pas se perdre et ménager la voiture ». Pour Antoine, de la team 387 , le but est de « comprendre comment ça marche » tandis que son fils, Luc, lui est optimiste. Après une première participation en 2025, Mathieu, de la team 178 , se réjouit de son côté de pouvoir « s’éclater avec son pote ». « Le but c’est de faire mieux que le classement de Mathieu avec sa femme l’an dernier », ironise son coéquipier Vincent, « qui ne souhaite surtout pas finir dernier ». Emin, de la team 205 , du haut de sa troisième participation ne lève pas les yeux de son roadbook, calculette à la main. Cette année, le podium est vraiment en ligne de mire des deux coéquipiers.
Les équipages se frottent au roadbook
Rapidement après le départ, les premières erreurs de roadbook se font sentir et on aperçoit des équipages qui se croisent sur les pistes. Les premières réparations mécaniques ne tardent pas non plus mais heureusement, certains sont très outillés. Disqueuse, visseuse, scie sabre… Du côté de la team 175 , on ne rigole pas avec la mécanique ! Le parcours du jour les amène à traverser le village de Tagueroumt, sous les yeux ravis des enfants qui saluent le passage de ces véhicules colorés qui tranchent avec les maisons en pisé ocres.
Chaque étape est ponctuée d’un Défi Désert, un défi obligatoire auquel les participants ne peuvent pas se soustraire. Et pour celui du jour, l’heure est à la concentration. Pour gagner le badge offert à ceux qui réussissent, il faut un peu se creuser la tête et faire appel à ses souvenirs d’école. Le « click and calcul » fait en effet appel au calcul mental. « Moi, je ne suis pas matheuse donc ça s’annonce mal », s’amuse Corinne, de la team 1« On ne peut pas avoir de l’orthographe plutôt », interroge avec humour Charlotte, de la team 276 . « Si on vous donne 100 dirhams, vous nous le validez ? », ironisent Guillaume et Loïc, de la team 266 . Mais la corruption n’est pas de mise ! Maxime, de la team 386 , a la pression : « On va voir si ça sert à quelque chose que je te paie des études », lui lance son père Stéphane en riant et visiblement le retour sur investissement est positif puisque le défi est réussi !
« Une belle étape de mise en jambes »
Sur le parcours des équipages se dressent plusieurs oueds, les lits des rivières qui peuvent être difficiles à traverser car sableux et propices aux ensablements pour les véhicules. Comme au ski, les oueds sont classifiés : de bleu à noir, du plus « facile » au plus « difficile ». Au programme du jour, il y en a de toutes les couleurs mais la plupart s’en sortent haut la main. On assiste toutefois à quelques tankages ! Heureusement, les participants ont tout prévu : plaques de désensablage – souples ou rigides – sangles et même paniers à huîtres ! Tous les moyens sont bons pour sortir la voiture. Les véhicules étabnt légers, il suffit parfois de les secouer et les pousser pour réussir la manœuvre, donnant parfois lieu à des scènes cocasses !
L’arrivée se profile au loin mais les équipages ne sont pas au bout de leurs peines et, avant de pouvoir planter leurs tentes, ils doivent passer un dernier cordon de dunettes. Après des oueds relativement faciles, les choses se corsent un peu et il faut évaluer le meilleur passage ! La journée se termine avec l’installation du bivouac, au beau milieu du désert. « C’était une très belle étape de mise en jambes », se félicite Cédric, de la team 222 .
Pour les récompenser après cette première étape, Cœur de Gazelles a organisé un atelier de tressage en association avec l’association Izorane d’Hassilabied, qui œuvre pour le développement des femmes en leur offrant un travail tout en faisant découvrir la culture amazighe. En fabriquant des pompons aux couleurs châtoyantes, les équipages échangent avec les femmes qui les tressent. « Ça fera un beau souvenir à ramener à nos filles », se réjouit Aïcha, de la team 126 . Alain, de la team 240 , s’applique. Il compte offrir le porte-clef à sa femme pour la Saint-Valentin ! La langue n’est finalement pas une barrière et le moment est chaleureux.


























